Le benchmark officiel d’Onimusha: Way of the Sword, publié par Capcom avant la sortie du 25 septembre, affiche des résultats solides sur Steam Deck. D’après les mesures de Steam Deck HQ, le préréglage « Lowest » à 1200800 avec FSR 3.1.4 atteint 46,16 FPS de moyenne, avec des creux à 20,53 FPS sur le 1% low. Le préréglage « Low » descend à 36,28 FPS, ce qui place le jeu dans une zone « jouable » sous conditions de réglages.
Pour un titre attendu en 2026 et présenté avec une réalisation ambitieuse, ces chiffres relancent le débat sur l’optimisation des gros jeux sur consoles portables, et sur la marge de progression possible via pilotes et mises à jour.
Capcom publie une démo et un benchmark avant le 25 septembre
Capcom a mis en ligne une démo et un benchmark d’Onimusha: Way of the Sword, un choix devenu fréquent pour les éditeurs qui cherchent à sécuriser un lancement PC en donnant des repères concrets. L’outil permet de tester la stabilité d’une configuration et d’obtenir une estimation de performances avant l’achat, un point important sur un marché où la variété des GPU et des écrans rend les promesses marketing difficiles à interpréter. Dans ce cas précis, le contexte pèse lourd, le jeu a été montré dans un aperçu de gameplay début 2025 avec une mise en scène soignée, des effets de particules et un combat au corps à corps rapide, autant d’éléments réputés coûteux en ressources.
La date de lancement annoncée est le 25 septembre, ce qui laisse une fenêtre de plusieurs semaines pour analyser la démo, consolider des profils de réglages et identifier les goulets d’étranglement. Pour les joueurs Steam Deck, l’intérêt d’un benchmark officiel est double. D’une part, il évite de dépendre uniquement de retours subjectifs, souvent variables selon les scènes testées. D’autre part, il permet d’isoler l’impact de paramètres clés comme la définition interne, les préréglages graphiques et les technologies d’upscaling, en particulier FSR.
Ce calendrier ouvre aussi la porte à une amélioration progressive. Les versions de démonstration ne reflètent pas toujours l’état final du code, et les jeux récents bénéficient régulièrement de correctifs « day one », puis de patchs dans les semaines suivantes. Dans le cas d’un appareil comme le Steam Deck, l’autre variable est le logiciel côté plateforme, avec l’évolution de SteamOS, de Proton et des profils de pilotes. Sans promettre un bond spectaculaire, il est réaliste d’attendre des gains de stabilité, surtout sur les séquences lourdes en effets.
Le fait que Capcom propose un outil officiel renforce enfin la lisibilité de la configuration requise. Là où certains titres imposent des exigences minimales élevées, Onimusha affiche des seuils plus accessibles, ce qui rend les tests sur machine portable particulièrement scrutés. Le benchmark devient alors un indicateur de la capacité du RE Engine à tenir des objectifs de fluidité acceptables sur un APU mobile, sans transformer l’image en compromis permanent.
Steam Deck HQ mesure 46,16 FPS en « Lowest » à 1200800
Les chiffres rapportés par Steam Deck HQ s’appuient sur le préréglage « Lowest » à la définition native 1200800 du Steam Deck, avec FSR 3.1.4 dans son mode par défaut. Dans cette configuration, le benchmark affiche 46,16 FPS de moyenne. Le 1% low, indicateur des chutes de fluidité les plus marquées, est mesuré à 20,53 FPS. Cette dissociation entre moyenne et creux est classique dans les jeux d’action, où certaines scènes concentrent effets, ennemis et animations complexes.
En passant au préréglage « Low », la moyenne descend à 36,28 FPS, avec un 1% low à 15,6 FPS. Sur le papier, ce niveau peut rester acceptable pour un jeu solo si la sensation manette reste réactive, mais il signale une marge plus faible lorsque le moteur charge des scènes lourdes. Le Steam Deck n’ayant pas la réserve d’un PC fixe, la moindre hausse de charge GPU ou CPU se traduit plus rapidement par une baisse visible.
Le testeur indique que, lors de scènes de combat exigeantes, avec davantage d’effets à l’écran, la fréquence d’images peut passer sous 30 FPS, y compris avec le préréglage « Lowest ». Ce point compte davantage que la moyenne globale, car Onimusha repose sur des enchaînements rapides et une lecture claire des animations ennemies. Une chute ponctuelle sous 30 FPS n’implique pas forcément une injouabilité, mais elle peut affecter le timing et la sensation de précision, surtout si ces chutes s’accompagnent de micro-saccades.
Le même retour souligne un élément rassurant, la récupération intervient rapidement après les passages les plus chargés. Cela suggère des pics de charge localisés plutôt qu’un plafond de performance permanent. En pratique, ce type de profil se prête à des ajustements ciblés, réduction de certains effets, réglage de la distance d’affichage, ou choix d’un mode FSR plus agressif. Le test publié ne semble pas avoir exploré en profondeur ces variations, ce qui laisse de la place pour des profils communautaires plus fins.
Enfin, il faut rappeler que le benchmark ne couvre pas toujours l’intégralité des situations de jeu. La campagne peut comporter des zones plus ouvertes, des scripts plus lourds, ou des boss avec des effets spécifiques. Les chiffres restent un indicateur utile, mais le verdict « confort » se joue souvent sur la durée, sur l’enchaînement de combats et sur la stabilité thermique de l’appareil au bout d’une session prolongée.
Configuration minimale GTX 1660 et RX 5500 XT, un signal d’optimisation
Capcom communique des exigences minimales relativement modestes pour viser 1080p, 30 FPS et des réglages bas. Les GPU cités, NVIDIA GeForce GTX 1660 6 GB ou AMD Radeon RX 5500 XT 8 GB, appartiennent à une génération encore largement présente sur le parc PC, mais loin des standards haut de gamme actuels. Ce choix de seuil constitue un signal important, l’éditeur semble chercher à toucher une base matérielle large, ce qui implique souvent un travail d’optimisation plus poussé sur la gestion des ressources et des effets.
Sur Steam Deck, la comparaison directe avec ces cartes n’est pas simple. L’appareil repose sur un APU AMD intégré, avec une enveloppe énergétique réduite et une mémoire partagée. Malgré cela, le fait que le jeu atteigne des moyennes supérieures à 30 FPS en 800p, avec upscaling, montre que l’objectif « jouable » n’est pas hors de portée. Le point de vigilance reste la stabilité, car le 1% low très bas indique des situations où le moteur ou le streaming de ressources peut provoquer des à-coups.
Ce positionnement matériel s’inscrit aussi dans la réputation du RE Engine. Le moteur interne de Capcom a déjà démontré sa capacité à produire une image détaillée avec des performances solides, y compris sur des machines moins puissantes, à condition de paramétrer finement les options. L’upscaling, l’anti-aliasing, les ombres et la qualité des effets volumétriques sont souvent les leviers les plus efficaces pour stabiliser le framerate sans dégrader excessivement la lisibilité.
La présence de FSR dans la chaîne de rendu est un élément central pour le Steam Deck. Selon le mode retenu, l’upscaling peut alléger la charge GPU en réduisant la définition interne, au prix d’artefacts sur les contours ou d’une image plus douce. Sur un écran de 7 pouces environ, l’impact visuel est parfois mieux toléré que sur un moniteur 27 pouces. Cela peut permettre de viser un verrouillage à 30 FPS plus stable, voire une cible intermédiaire selon les préférences, comme 40 FPS lorsque le jeu le permet.
Reste la question des mises à jour. Les gains les plus probables viennent d’une meilleure compilation des shaders, de correctifs sur certains effets et de profils de performance affinés. Les pilotes AMD et les mises à jour de Proton peuvent aussi réduire des saccades liées au chargement, un facteur souvent plus gênant que la moyenne brute. Pour les utilisateurs, l’enjeu consiste à identifier un réglage stable, reproductible et compatible avec une consommation raisonnable, afin d’éviter une autonomie trop faible en session nomade.
Vers un label « Playable » comparable à Resident Evil Requiem
Steam Deck HQ rapproche les performances d’Onimusha de celles observées sur Resident Evil Requiem sur Steam Deck. Cette comparaison compte, car elle permet de situer Onimusha dans une famille technique proche, même moteur, logique de rendu similaire, et exigences visuelles comparables sur certains effets. Si Requiem a obtenu un statut Steam Deck « Playable », l’idée est qu’Onimusha pourrait suivre la même trajectoire, avec une expérience globalement satisfaisante mais dépendante de compromis de réglages.
Dans l’écosystème Steam Deck, le label « Playable » recouvre des réalités variées. Il peut signifier des textes petits, des réglages à ajuster manuellement, ou des performances correctes avec des concessions. Pour un jeu d’action centré sur le timing, la question principale est la cohérence de la latence et de la fluidité dans les combats. Un profil à 30 FPS verrouillés peut parfois offrir une sensation plus stable qu’un profil oscillant entre 35 et 50 FPS, à condition que les chutes sous 30 FPS soient rares.
Le test publié mentionne une récupération rapide après les chutes, ce qui renforce l’hypothèse d’un jeu globalement maîtrisé, avec des pics de charge localisés. Les joueurs les plus sensibles à la fluidité pourront chercher à diminuer certains paramètres pour relever le 1% low, car c’est cet indicateur qui traduit la perception des saccades. Dans ce contexte, les réglages FSR et la qualité des effets en combat sont des candidats évidents, tout comme la densité de particules ou certaines ombres.
Il existe aussi une dimension « long terme ». À l’approche de la sortie, Capcom peut ajuster l’équilibrage entre qualité et performance, tandis que Valve peut mettre à jour ses profils. Les premières semaines post-lancement sont souvent décisives pour le statut Steam Deck, car la certification dépend d’un ensemble de critères, stabilité, lisibilité, compatibilité des contrôles, et comportement hors ligne. Un jeu peut passer de « Playable » à « Verified » après correctifs, ou rester « Playable » si certains points, comme la taille des textes, ne sont pas entièrement corrigés.
À ce stade, le benchmark donne une indication claire, Onimusha n’est pas hors de portée du Steam Deck, et les résultats en « Lowest » dépassent la simple barre des 30 FPS sur la moyenne. La question se déplace vers la régularité en situation réelle, et vers la capacité des réglages à réduire les creux sans sacrifier la lisibilité, dans un jeu où chaque attaque et chaque parade se jouent à quelques images près.
| Réglage Steam Deck HQ | Résolution | Upscaling | FPS moyen | 1% low |
|---|---|---|---|---|
| Lowest | 1200800 | FSR 3.1.4 (défaut) | 46,16 | 20,53 |
| Low | 1200800 | FSR 3.1.4 (défaut) | 36,28 | 15,6 |
